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Portrait équestre d’apparat de Louis XIV, atelier de Réné-Antoine Houasse, vers 1680

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Description

Notre portrait équestre représente le roi âgé d’une trentaine d’années. Louis XIV y apparaît sous les traits d’un chef d’armée, dominant une scène de bataille à l’arrière-plan. Il tient le bâton de commandement, signe de son autorité, et est monté sur un cheval blanc dit « soupe de lait », cabré, symbole de la victoire. Le roi est habillé somptueusement d’un justaucorps brodé de fils d’or, un chapeau noir à plume blanche, la cravate en dentelle. Son épée, ses étriers ainsi que le harnachement du cheval sont ornés de pierres précieuses et diamants, témoignant de la richesse et du pouvoir du cavalier. Le cheval est là pour rehausser le pouvoir et la grandeur de celui qui le monte, représenté en roi conquérant, lequel est d’ailleurs peint à une échelle légèrement supérieure à celle du cheval afin de souligner sa majesté.

Atelier de Réné-Antoine Houasse, vers 1690
Huile sur toile, h. 99 cm, l. 79 cm
Cadre en bois doré et sculpté d’époque, dimensions encadré h. 122 cm, l. 102 cm

Provenance: collection royale de la maison de Hanovre, château de Blackenburg fin du XIXeme siècle, en dépôt au musée de Hanovre (Provinzial Museum, inv. N° 235) en tant que propriété inaliénable du duché de Brunswick-Lunebourg entre 1905 et 1926, puis par descendance aux héritiers de la maison de Hanovre, collection privée.

Notre œuvre est une version de moindre format du tableau peint par Réné-Antoine Houasse et conservé au Musée d’Arras (h. 280 cm, 230 cm).

En 1674 Charles le Brun a recu la commande d’un portrait de Louis XIV à cheval devant un champ de bataille. Le Brun a fourni un dessin et Houasse a réalisé le carton à grandeur conservé au Département des Arts graphiques du musée du Louvre.
On sait que cinq versions du grand tableau sont documentées dans l’inventaire du Garde-Meuble. La plus célèbre est celle exposée au Salon de Mars à Versailles. (h. 255 cm, l. 200 cm). D’autres grands formats sont à Perpignan, à Besançon, au château de Vaux-le-Vicomte et une version est au musée des Beaux-Arts de Lisbonne, apportée au Portugal par l’ambassadeur de France, Oppède. La version d’Arras, pour laquelle Houasse a été le mieux payé, serait la plus proche de la première version. Les autres versions de grand format seraient des œuvres d’atelier exécutées sous la direction du maître, même si celle de Versailles est très aboutie. Il existe aussi plusieurs versions d’atelier de petit format. La plus connue est celle de la collection Lastic présentée à l’exposition du Musée de la Chasse et de la Nature (voir le catalogue de l’exposition Georges Lastic (1927-1988). Le cabinet d’un amateur. Collectionneur et conservateur, Paris, Musée de la Chasse et de la Nature, Senlis, Musée de la Vénerie et Clermont-Ferrand, Musée d’art Roger-Quilliot, 2011-2012, no 15, reproduit en couleur). D’autres versions sont conservées à Troyes, musée d’art d’archéologie et de sciences naturelles, Chantilly musée Condé, Dijon, musée des beaux-arts.

Ce portrait équestre était une des plus belles effigies du souverain et son succès entraîna l’exécution de plusieurs exemplaires entre 1680 et 1690.

Dans la composition, qui dérive de la grande tradition Titien-Velazquez, Louis XIV n’est pas en armure mais il est richement vêtu d’un costume d’apparat. Le coloris très froid et le dessin du vêtement brodé de fils d’or sont d’une grande délicatesse., Houasse innove en représentant le roi sur un cheval gris prenant la forme d’une licorne grâce à la position du bâton de commandement. Cette idée nouvelle du cheval renforce le caractère divin et glorieux du roi, vainqueur de la campagne de Flandres en 1667, même si le champ de bataille, ici, n’est pas identifiable.

René-Antoine Houasse (Paris, ca. 1645-1710) : Ce peintre fut l’un des plus proches collaborateurs de Charles Le Brun, qui l’employa à partir de 1670 aux Tuileries et surtout à Versailles, où il joua un rôle important dans la décoration du grand appartement (décor conservé, mais repeint) : il travailla d’abord dans l’actuel salon de Mars, puis, vers 1680, au salon de Vénus et à celui de l’Abondance, ce dernier se distinguant par le goût de l’illusionnisme. À partir de 1688, il peint pour le Grand Trianon une série de tableaux mythologiques. Reçu à l’Académie en 1673, il sera, de 1699 à 1705, directeur de l’Académie de France à Rome. On lui doit aussi ce Portrait équestre de Louis XIV qui est l’une des plus belles effigies du souverain et qui fut copié à plusieurs reprises. Son style, d’inspiration néo-classique, vaut surtout par le raffinement d’un coloris gris-bleu particulier. Le Louvre conserve plusieurs œuvres de l’artiste.

Informations complémentaires

Dimensions 122 × 102 cm
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