Paravent, Japon
Edo (1603 – 1868) – XVIIIème siècle
Hauteur : 1m 86 – 6 feuilles, soit 4m 80

 

Paravent Japon Personnages
Edo (1638-1868) – 17th century
Height: 73.22in – 6 leaves – Total length 188.97in

 

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Description

Le rêve dans le pavillon rouge
Important paravent à décor peint sur papier. Constitué de six feuilles, il représente des lettrés chinois dans un jardin, promenade à cheval et en charrette, femme jouant avec des enfants.
La scène représentée pourrait être issue des récits 16, 17 et 18 du roman Le Rêve dans le Pavillon Rouge, lorsque la famille Cao – alors au faîte de sa gloire – reçoit l’impériale Compagne Jia. Le faste du palanquin transportant la femme renforce cette hypothèse.

Rédigé par Cao Xueqin (ca.1715-1763 ?) qui prétend n’avoir été qu’un simple réviseur de l’ouvrage, Le Rêve dans le Pavillon Rouge est une des quatre œuvres majeures de la littérature chinoise, retraçant l’ascension, l’apogée puis la chute de la famille Cao. Partiellement autobiographique, le récit est également doté d’une double dimension philosophique et esthétique. La famille de Cao Xueqin a entretenu des liens très étroits avec la maison impériale de la dynastie mandchoue. L’auteur souligne ce fait dans le récit : « Fait unique ils ont reçu quatre fois le cortège impérial […] L’argent n’en parlons pas. Ce n’était pour eux que fumier et poussière. […] Ils ne faisaient que dépenser en faveur de l’Empereur l’argent de la maison impériale, voilà tout. » La famille connaîtra le déclin lorsque le nouvel empereur Yongzhen, ayant succédé à son père l’empereur Kangxi en assassinant ses frères, destituera et fera saisir tous les biens des Cao qui connaissaient le complot lui ayant permis d’arriver au pouvoir.
C’est à cette période que Cao Xueqin vit le jour.
Les byōbu (paravents japonais faits de plusieurs volets articulés) gagnent en popularité à l’époque Edo grâce à l’intérêt croissant de la population pour l’art et l’artisanat. Ces paravents décorent les maisons des samouraïs et des classes aisées : ils annoncent en effet le rang, la richesse et le pouvoir du propriétaire. Les byōbu se distinguent selon leur nombre de feuilles. Le paravent à six feuilles est appelé le rokkyoku byōbu. L’intérêt croissant pour les byōbu entraîne des changements importants dans leur fabrication : décors faits de feuille d’or et peintures colorées représentant la nature et des scènes de la vie quotidienne.

 


Important folding screen with painted decoration on paper. Consisting of six leaves, it represents Chinese scholars in a garden, horse and cart ride, woman playing with children.
The scene depicted could be taken from stories 16, 17 and 18 of the novel The Dream in the Red Pavilion, when the Cao family – then at the height of its glory – receives the imperial Companion Jia. The splendor of the palanquin carrying the woman reinforces this hypothesis.

Written by Cao Xueqin (ca.1715-1763?) who claims to have been a mere reviser of the work, The Dream in the Red Pavilion is one of the four major works of Chinese literature, retracing the rise, the apogee and then the fall of the Cao family. Partly autobiographical, the story is also endowed with a double philosophical and aesthetic dimension. Cao Xueqin’s family had very close ties with the imperial house of the Manchu dynasty. The author emphasizes this fact in the narrative: « It is unique that they received the imperial procession four times … Money does not speak of it. …] Money is not mentioned. It was only dung and dust for them. …] They were only spending the money of the imperial house for the Emperor, that’s all. « The family will decline when the new Emperor Yongzhen, having succeeded his father Emperor Kangxi by murdering his brothers, will dismiss and seize all the property of the Cao who knew the conspiracy that brought him to power.
It is at this period that Cao Xueqin was born.

The byōbu (Japanese screens made of several articulated sections) gained popularity during the Edo period thanks to the growing interest of the population in arts and crafts. These screens decorated the homes of samurai and the wealthy classes: they announced the rank, wealth and power of the owner. The byōbu screens differ according to the number of leaves. The six-leaf screen is called the rokkyoku byōbu. The growing interest in byōbus has led to important changes in their manufacture: decorations made of gold leaf and colorful paintings representing nature and scenes of daily life.

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