EXCEPTIONNEL BOIS SCULPTÉ POLYCHROME REPRÉSENTANT LA NATIVITÉ
ORIGINE : FLANDRES
PÉRIODE : FIN XVe SIÈCLE
Hauteur : 60 cm
Largeur : 45 cm
Profondeur : 8,5 cm
Bois de chêne polychrome et doré
Restaurations d’usage

EXCEPTIONAL POLYCHROME WOOD CARVING DEPICTING THE NATIVITY
ORIGIN : FLANDERS
PERIOD : LATE 15th CENTURY
Height: 60 cm
Length: 45 cm
Depth: 8,5 cm
Polychrome and gilt oakwood
Restorations of maintenance

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Description

La Naissance du Christ est brièvement relatée dans l’Évangile de Luc (2, 7). Afin de combler les lacunes laissées par le trop court récit de Luc, les Apocryphes, les auteurs et les artistes ont brodé à cette histoire une multitude de détails pittoresques.

A partir du XIVe siècle et plus encore au XVe siècle, le thème de l’Adoration de l’Enfant se substitue dans l’art d’Occident au thème byzantin de l’Accouchement. Au lieu d’être couchée au-dessous du nouveau-né emmailloté reposant dans la crèche, la Vierge se tient désormais agenouillée, les mains jointes devant l’Enfant nu. Ce changement fût probablement accéléré par la popularité des Révélations de sainte Brigitte de Suède à qui la Vierge serait apparue pour reconstituer sous ses yeux la façon dont elle avait enfanté Jésus (Revelationes, VII, chap. 21).

Sous un édifice de bois au toit de chaume, la Vierge adore à genoux l’Enfant Jésus. Elle porte une somptueuse robe rouge sous un épais manteau doré. Ses cheveux blonds ondulés sont à demi-couverts. Le nouveau-né est couché sur un lit de paille. Joseph à la barbe bifide, fait pendant à la Vierge. Il est vêtu d’une tunique et d’un manteau et porte une bourse à la taille. Sa tenue nous rappelle le long voyage qui les mena lui et Marie jusqu’à Bethléem.

Deux femmes accompagnent la scène. L’une passe la tête par la fenêtre de l’étable pour observer la Sainte Famille tandis que l’autre est agenouillée, en prière devant l’Enfant divin. Le riche vêtement de cette femme pourrait nous indiquer qu’il s’agit d’une donatrice. Toutefois, il pourrait également s’agir de la représentation des deux femmes qui assistèrent à la naissance du Christ, Zelemi et Salomé. Salomé, l’incrédule, qui ne voulait pas croire à la conception virginale du Christ est à l’écart de la Nativité. L’artiste a représenté ce doute par une expression qui traduit l’inquiétude sur son visage. Zelemi, la croyante, au contraire est récompensée par une place d’honneur, au cœur même de la scène, près de Marie.

A gauche, l’âne et le bœuf qui ont accompagné Marie et Joseph jusqu’à Bethléem observent tranquillement la scène.

Au premier plan, deux anges tiennent un phylactère sur lequel on peut encore deviner un extrait du Gloria : « [Gloria] in excelsis [Deo] ». L’un des anges est vêtu d’une cape bleue et l’autre d’une cape rouge. Ces deux couleurs sont très significatives puisque si le bleu symbolise au Moyen Age, l’espoir, le rouge est un symbole de charité, illustrant ainsi l’espérance du salut de l’humanité avec la venue de Jésus et son sacrifice.

Au-dessus de la scène principale, un petit berger fait paître son troupeau de moutons au milieu des arbres. Perchée sur un promontoire rocheux, deux villes sont ceintes d’imposants remparts.

Ce relief est l’œuvre d’un artiste très habile et imaginatif. Il fît preuve d’un talent exceptionnel.  Il soigne le réalisme de l’œuvre grâce à la multiplication des détails. La finesse de la sculpture est accentuée par la polychromie très bien conservée.

Ce moment clé du Nouveau Testament est transposé dans un contexte contemporain, grâce à la tenue des personnages ainsi que la scène de vie rurale. Ainsi, le caractère universel de la scène est intensifié tout en facilitant une meilleure compréhension de ses contemporains.

Ce souci du détail, le réalisme pittoresque de la scène ainsi que l’extraordinaire rendu des étoffes laissent supposer qu’il fût réalisé par un artiste flamand de la fin du XVe siècle.

Ce relief peut être rapproché du panneau de la Nativité du retable de Saint-Vaast, réalisé par Jacques Daret, entre 1433 et 1435, aujourd’hui conservé au Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid.

Bibliographie :

Louis Réau, Iconographie de l’Art chrétien, II/2, Presses Universitaires de France, Kraus Reprint, Millwood, 1988


While the birth of Christ is briefly told in the Gospel of Luke (2, 7) it is in the apocryphal texts that we find most of the elements and details that have then inspired artists. As of the 14th century and even more of the 15th century the subject of the Adoration of the Child replaces in Western art the scene of the Birth, much favoured in Byzantine art. Instead of being depicted lying with the new-born swathed in the manger, the Virgin is now kneeling, her hands joined in prayer in front of the naked child. This change was probably hastened by the popularity of the visions of Saint Bridget of Sweden to whom the Virgin allegedly appeared to show how she had given birth to Jesus (Visions, VII, chap. 21).

Sheltered by a thatch-roofed structure the Virgin is kneeling in front of the Child Jesus. She wears a magnificent red dress under a large gold cloak. Her curled blond hair is partially veiled. The newborn is lying on a straw mat. Joseph is depicted with a parted beard and stands opposite from the Virgin. He wears a tunic and a coat with a purse hanging from the belt. His costume reminds us of the long journey him and Mary have accomplished to reach Bethlehem.

Two other women are present. One is looking through the stable’s window to observe the Holy Family while another one kneels in prayer in front of the divine child. The rich costume of the lady might indicate she is a donator.

However they could also both represent the women who took part in the birth of Christ, Zelemi and Salome. Salome, incredulous did not believe in the virginal conception of Mary and she is represented far from the scene. The artist has depicted her with an expression of doubt on her face. Zelemi, on the contrary, is a believer. She is rewarded by a place of honour at the heart of the scene, close to Mary.

To the left the donkey and ox that have accompanied Mary and Joseph to Bethlehem observe quietly the scene.

On the foreground two angels hold a scroll reading an excerpt from the Gloria : “/Gloria/ in excelsis /Deo/.”  One of the angels wears a blue cape while the other’s is red  Those two colours are very significant as during Middle-Ages blue symbolises hope and red charity. Together they express the hope in redemption thanks to the advent of Christ and his sacrifice to come.

Above the main scene, up a cliff, a small shepherd lets his herd of sheep graze amidst the trees. He is framed by two walled cities.

This wood carving is the work of a very skilled and inventive artist. The piece bears witness to his exceptional talent. The realism of the scene is emphasised by the amount of details depicted. The refinement of the carving itself is highlighted by the well preserved polychromy.

This key moment of the New Testament is set in a contemporary context thanks to the clothes of the characters and the scenes of rural life. The universal dimension of the scene is intensified while allowing contemporary viewers to grasp its meaning more easily.

This care for details, the picturesque realism as well as the extraordinary rendition of the cloths suggest it was made by a Flemish artist during the late 15th century.

This relief can be compared with the panel of the Nativity from the Saint-Vaast altarpiece made by Jacques Daret between 1433 and 1435, today in Madrid’s Thyssen-Bronemisza Museum.

Literature

Louis Réau, Iconographie de l’Art chrétien, II/2, Presses Universitaires de France, Kraus Reprint, Millwood, 1988

Informations complémentaires

Dimensions 60 × 45 × 8.5 cm
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